# Aikido Shodokan Perche > Jamais fait d'arts martiaux? Parfait. À l'Aïkido Shodokan Perche, vous débutez de zéro, accompagné dès le premier jour. Une tenue confortable et l'envie d'essayer : le reste vient avec la pratique. ## Pages - [Comprendre l'Aïkido](https://aikidoshodokanperche.com/blog/): Des articles courts sur les principes, la technique et la culture du dojo. À lire avant de venir, ou entre... - [Accueil](https://aikidoshodokanperche.com/) ## Articles - [Le principe de la non-résistance](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/23/le-principe-de-la-non-resistance/): Ce principe repose sur une conception défensive : un corps souple qui ne répond pas à la force par la... - [Le Shodokan](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-shodokan/): L'histoire et les particularités de l'école Shodokan dans la tradition de l'Aïkido. - [Les armes traditionnelles](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/les-armes-traditionnelles/): L'étude du bokken, du jō et du tanto dans la progression de la pratique. - [Le déplacement](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-deplacement/): Le rôle central du tai sabaki et du pivot dans la neutralisation d'une attaque. - [Le ukemi](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-ukemi/): L'art de recevoir la technique, chuter en sécurité et se relever sans traumatisme. - [Le travail à deux](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-travail-a-deux/): Pourquoi pratique-t-on toujours avec un partenaire plutôt qu'avec un adversaire ? - [Qu'est-ce que l'Aïkido ?](https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/quest-ce-que-l-aikido/): Origines, principes fondamentaux et particularités d'un art martial sans compétition : utiliser le mouvement plutôt que la force. # # Detailed Content ## Pages - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/blog/ Des articles courts sur les principes, la technique et la culture du dojo. À lire avant de venir, ou entre deux cours. ## Articles - Published: 2026-09-23 - Modified: 2026-09-23 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/23/le-principe-de-la-non-resistance/ - Catégories: Principes Ce principe repose sur une conception défensive : un corps souple qui ne répond pas à la force par la force. En d’autres termes, il consiste à neutraliser une attaque ou à en réduire les effets grâce à des déplacements et à des mouvements du corps rapides et maîtrisés. Agir en harmonie avec son adversaire Autrefois, le jujutsu était appelé wajutsu, où wa signifie « harmonie ». Cela implique d’agir en accord avec son adversaire. Si vous restez souple dans votre posture, vos mouvements, votre attitude mentale et votre façon de penser, vous pouvez vous déplacer librement et vous adapter à ses actions. En revanche, si vous perdez votre équilibre ou votre concentration, vous perdez également cette capacité. Du point de vue des forces en présence, cela signifie céder à l’attaque de l’adversaire lorsque cela est avantageux. Si quelqu’un de plus fort que vous vous pousse, vous finirez par reculer, même si vous employez toute votre force pour résister. Mais si vous reculez tout en conservant votre équilibre sous sa poussée, vous gardez le contrôle de votre corps. Il en va de même lorsqu’il vous tire. Céder à une force ne signifie pas perdre le contrôle : il s’agit de conserver son équilibre et sa liberté de mouvement. En randori En randori, ce principe est utilisé pour esquiver un tanto tsuki (un coup de couteau) lorsque vous êtes à distance de votre adversaire. Il permet également de neutraliser sa force lorsqu’il vous saisit par le bras et tente de vous... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-shodokan/ - Catégories: Histoire L'histoire et les particularités de l'école Shodokan dans la tradition de l'Aïkido. L'Aïkido n'est pas un bloc uniforme. Autour du tronc principal issu de Morihei Ueshiba, plusieurs écoles se sont développées, chacune avec sa sensibilité. Le Shodokan, parfois appelé Tomiki Aïkido, en est l'une des plus originales. Kenji Tomiki, un élève singulier Kenji Tomiki (1900-1979) fut l'un des premiers élèves de Morihei Ueshiba. Il était aussi, fait notable, un pratiquant et enseignant de judo, proche de Jigorō Kanō, le fondateur de cette discipline. Cette double formation a profondément marqué sa vision. Universitaire, Tomiki cherchait à enseigner l'Aïkido de manière structurée et progressive, à la façon dont le judo avait organisé son étude. Il voulait un cadre clair, transmissible dans un cadre scolaire et universitaire. Une approche fondée sur les principes Le Shodokan se caractérise par un enseignement méthodique. Les techniques y sont classées, ordonnées, étudiées selon une progression réfléchie. On y accorde une grande importance : à la compréhension des principes plutôt qu'à la seule accumulation de techniques ; à une pédagogie graduée, du plus simple au plus complexe ; à l'étude précise de la distance, du déséquilibre et du placement. Le nom même de Shodokan renvoie au dojo que Tomiki fonda à Osaka en 1967, devenu le centre de référence de cette approche. La question de la compétition C'est la particularité la plus connue, et la plus discutée, du Shodokan : il a introduit une forme de compétition, absente de l'Aïkido traditionnel de l'Aïkikaï. Il faut ici être prudent et nuancé. Cette compétition n'a rien d'un affrontement libre. Elle prend des... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/les-armes-traditionnelles/ - Catégories: Culture L'étude du bokken, du jō et du tanto dans la progression de la pratique. L'Aïkido se pratique le plus souvent à mains nues. Pourtant, l'étude des armes traditionnelles occupe une place importante dans la progression. Ce travail, appelé buki waza (« techniques d'armes »), n'est pas une discipline à part : il éclaire et nourrit la pratique à mains nues. Trois armes de bois On étudie principalement trois armes, toutes en bois pour des raisons de sécurité : Le bokken : un sabre de bois, image du sabre japonais. Son maniement transmet la rectitude, la coupe franche et la posture centrée ; Le jō : un bâton d'environ 1,28 mètre. Plus polyvalent, il se manie en poussée, en frappe et en balayage, dans toutes les directions ; Le tanto : un couteau, lui aussi en bois. Il sert surtout à étudier les défenses contre une attaque armée rapprochée. Ces armes ne visent pas la performance guerrière. Elles sont des outils d'étude, des supports pour comprendre le mouvement. Pourquoi étudier les armes ? Le lien entre armes et mains nues est étroit. Beaucoup de techniques à mains nues trouvent leur origine dans le geste du sabre. Travailler le bokken, c'est comprendre d'où viennent certains mouvements du corps, la trajectoire des bras, la coupe descendante que l'on retrouve dans nombre de projections. L'arme apporte aussi une exigence particulière : elle impose une distance précise, le fameux ma-ai, car une erreur de quelques centimètres se voit immédiatement ; elle demande une posture juste, le shisei, sans quoi le geste perd toute puissance ; elle exige un engagement... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-deplacement/ - Catégories: Technique Le rôle central du tai sabaki et du pivot dans la neutralisation d'une attaque. En Aïkido, on ne cherche pas à retenir une attaque de vive force. On préfère ne pas se trouver là où elle arrive. Ce déplacement du corps porte un nom : le tai sabaki, que l'on peut traduire par « esquive » ou « placement du corps ». C'est l'un des fondements de toute la pratique. Se déplacer plutôt que résister Face à une poussée ou à une saisie, la réaction spontanée est de bloquer. Mais bloquer, c'est opposer la force à la force : le plus fort l'emporte. L'Aïkido propose autre chose. En se déplaçant au bon moment, tori laisse passer l'attaque, se replace, et prend l'avantage sans avoir eu à forcer. On ne s'oppose pas à la vague : on se déplace, et on l'accompagne. Irimi et tenkan : entrer et pivoter Deux mouvements de base structurent presque tous les déplacements : Irimi : « entrer ». On avance en direction du partenaire, souvent sur le côté, pour prendre sa place et son axe au lieu de reculer ; Tenkan : « pivoter ». On tourne autour d'un pied pour se replacer à côté ou derrière l'attaque, en épousant sa trajectoire. Ces deux principes se combinent à l'infini. Entrer et pivoter, avancer et tourner : c'est la grammaire du mouvement en Aïkido. Le shisei : une posture juste Un déplacement n'a de valeur que s'il part d'une bonne posture, le shisei. Le buste reste droit, les épaules détendues, le regard porté loin, le poids bien réparti. On ne... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-ukemi/ - Catégories: Technique L'art de recevoir la technique, chuter en sécurité et se relever sans traumatisme. Avant d'apprendre à projeter, on apprend à tomber. En Aïkido, cet apprentissage porte un nom : le ukemi. Le terme signifie littéralement « recevoir avec le corps ». C'est l'art de recevoir la technique et de chuter en sécurité, sans se faire mal. Recevoir, et non subir Le ukemi n'est pas une défaite. C'est une compétence à part entière, aussi importante que la technique elle-même. Celui qui reçoit, uke, ne se laisse pas simplement « jeter » : il accompagne le mouvement, se protège et se replace pour se relever aussitôt, prêt à continuer. Savoir chuter, c'est savoir se relever. Pourquoi on l'apprend en premier Le ukemi est souvent la toute première chose que l'on travaille. La raison est simple : on ne peut pratiquer sereinement que si l'on sait recevoir sans crainte. Tant que la chute fait peur, le corps se crispe, et la crispation empêche d'apprendre. En maîtrisant le ukemi, le débutant gagne quelque chose de précieux : la confiance. Il sait qu'il peut être déséquilibré sans danger. Cette confiance libère ensuite tout le reste de la pratique. Les grandes familles de chutes On distingue plusieurs types de ukemi. Les deux plus fondamentaux sont : Mae ukemi : la chute vers l'avant. On roule sur l'épaule et le dos en dessinant un cercle avec le corps, pour disperser l'énergie plutôt que de la recevoir d'un coup ; Ushiro ukemi : la chute vers l'arrière. On s'assoit et l'on se déroule en arrière en gardant la tête rentrée, sans... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/le-travail-a-deux/ - Catégories: Pratique Pourquoi pratique-t-on toujours avec un partenaire plutôt qu'avec un adversaire ? En Aïkido, on ne s'entraîne presque jamais seul. La quasi-totalité du travail se fait à deux. Pourtant, on ne parle pas d'adversaire, mais de partenaire. Ce choix de vocabulaire n'est pas anodin : il dit comment on pratique et pourquoi. Uke et tori Le travail à deux repose sur deux rôles : Uke : celui qui porte l'attaque et reçoit ensuite la technique ; Tori : celui qui répond, se déplace et applique la technique. Ces rôles ne sont pas figés. Après quelques répétitions, on inverse : celui qui recevait devient celui qui applique. On passe ainsi sa vie de pratiquant des deux côtés de la technique. Partenaire, pas adversaire Un adversaire cherche à vous mettre en échec. Un partenaire, lui, vous aide à apprendre. Il attaque avec sincérité, mais sans volonté de piéger ni d'humilier. Son attaque est une proposition : elle donne à tori une situation réelle à résoudre. Cela ne veut pas dire que l'attaque est molle ou fausse. Une attaque trop vague ne permet rien d'apprendre. Uke doit être présent, engagé, honnête. Mais son intention reste la progression commune, pas la domination. La sécurité mutuelle Travailler à deux impose une responsabilité partagée. Tori applique la technique avec contrôle, en tenant compte du niveau et de l'état de son partenaire. Uke, de son côté, apprend à recevoir, à suivre le mouvement et à chuter sans se blesser. Chacun veille sur l'autre. Cette vigilance réciproque n'est pas une contrainte ajoutée à la pratique : elle est la pratique.... - Published: 2026-09-22 - Modified: 2026-09-22 - URL: https://aikidoshodokanperche.com/2026/09/22/quest-ce-que-l-aikido/ - Catégories: Principes Origines, principes fondamentaux et particularités d'un art martial sans compétition : utiliser le mouvement plutôt que la force. L'Aïkido est un art martial japonais fondé au début du XXe siècle par Morihei Ueshiba (1883-1969), que ses élèves appellent souvent O Sensei, le « grand maître ». Héritier de plusieurs écoles anciennes de combat, il a peu à peu élaboré une pratique où l'objectif n'est pas de vaincre, mais de neutraliser une attaque sans esprit de destruction. Le mot Aïkido s'écrit avec trois caractères : 合氣道. On peut les traduire ainsi : 合 (aï) : s'harmoniser, s'unir, se coordonner ; 氣 (ki) : l'énergie, le souffle, l'intention ; 道 (dō) : la voie, le chemin. On traduit donc souvent l'Aïkido par « la voie de l'harmonie des énergies ». Ce n'est pas une formule décorative : elle décrit la manière même de pratiquer. Un art martial sans compétition L'Aïkido traditionnel, dans le lignage de l'Aïkikaï (l'école fondée par la famille Ueshiba), ne comporte pas de compétition. Il n'y a ni tournoi, ni classement, ni adversaire à battre. On ne cherche pas à marquer un point : on cherche à comprendre un mouvement. Cette absence de compétition change tout. On ne pratique pas contre quelqu'un, mais avec quelqu'un. Le progrès ne se mesure pas à des victoires, mais à la qualité du geste, à la justesse du placement, à la fluidité retrouvée. Utiliser le mouvement plutôt que la force Le principe central de l'Aïkido est simple à énoncer et long à maîtriser : plutôt que d'opposer sa force à celle de l'attaquant, on cherche à s'harmoniser avec elle, puis à...