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Le principe de la non-résistance

23 de septembre de 2026

Ce principe repose sur une conception défensive : un corps souple qui ne répond pas à la force par la force. En d’autres termes, il consiste à neutraliser une attaque ou à en réduire les effets grâce à des déplacements et à des mouvements du corps rapides et maîtrisés.

Agir en harmonie avec son adversaire

Autrefois, le jujutsu était appelé wajutsu, où wa signifie « harmonie ». Cela implique d’agir en accord avec son adversaire.

Si vous restez souple dans votre posture, vos mouvements, votre attitude mentale et votre façon de penser, vous pouvez vous déplacer librement et vous adapter à ses actions. En revanche, si vous perdez votre équilibre ou votre concentration, vous perdez également cette capacité.

Du point de vue des forces en présence, cela signifie céder à l’attaque de l’adversaire lorsque cela est avantageux.

Si quelqu’un de plus fort que vous vous pousse, vous finirez par reculer, même si vous employez toute votre force pour résister. Mais si vous reculez tout en conservant votre équilibre sous sa poussée, vous gardez le contrôle de votre corps. Il en va de même lorsqu’il vous tire.

Céder à une force ne signifie pas perdre le contrôle : il s’agit de conserver son équilibre et sa liberté de mouvement.

En randori

En randori, ce principe est utilisé pour esquiver un tanto tsuki (un coup de couteau) lorsque vous êtes à distance de votre adversaire. Il permet également de neutraliser sa force lorsqu’il vous saisit par le bras et tente de vous appliquer une technique.

Cependant, ce principe ne s’applique pas dans toutes les situations. Il est parfois nécessaire de s’opposer momentanément à la force de l’adversaire lorsque céder à son attaque ferait perdre l’initiative.

C’est notamment le cas dans certaines techniques de contre-attaque. On peut également considérer cela comme une application d’un autre principe fondamental du judo, le seiryoku zenyō (« efficacité maximale avec un minimum d’effort »).

Posture et mouvement

Se déplacer dans une posture naturelle signifie que vos actions face à une force suivent ce principe. Tomber correctement pour éviter un impact violent lorsqu’on est projeté va également dans le même sens.

Il ne s’agit donc pas de céder systématiquement, mais de savoir quand accompagner la force de l’adversaire et quand lui résister.

Le rythme

Enfin, ce principe est aussi lié au rythme.

Une observation attentive de l’aïkido révèle une succession de mouvements, suivis de moments de repos, puis de nouveaux mouvements, et ainsi de suite. Pour trouver le bon moment, il faut adapter son propre rythme à celui de son adversaire.

Le mouvement, l’immobilité et le changement de rythme participent ainsi tous à la capacité de s’adapter à l’action de l’autre.